12 août 2026

SURPOPULATION CARCÉRALE : LA LIGNE ROUGE EST FRANCHIE !

 

Le dernier bilan est tombé : la France et ses prisons s'enfoncent dans une crise sans précédent.

89 446 personnes détenues au 1er juillet 2026

  • 63 289 places opérationnelles
  • 141,3 % de taux d’occupation global et + 200% dans certaines maisons d'arrêt !
  • 7 890 matelas au sol (+ 35,4 % en un an)

Derrière ces chiffres inédits se cache une réalité insupportable pour les personnels comme pour les détenus. Le projet de loi SURE et son article 7 ne sont qu'un pansement sur une jambe de bois, se limitant à masquer la misère des matelas au sol.

Sécurité bradée : un système au bord de la rupture

Comment les personnels peuvent-ils accomplir les gestes élémentaires de sécurité dans une cellule prévue pour un détenu mais occupée par trois ?

C’est l’analogue d’un bus de 52 places dans lequel 104 personnes s'entassent

Plus le nombre de détenus par agent augmente, plus la sécurité de tous s'effondre.

Missions dénaturées et perte d'attractivité

Entassés 21h00 sur 24 à trois dans des espaces exigus, la tension est permanente (télévision, réchaud, hygiène, tabac…).

  • Le résultat ? Les surveillants ne peuvent plus exercer leur cœur de métier : l'observation et la surveillance.
  • Réduits à un rôle d'extincteurs de feux et de gestionnaires de conflits, l'attractivité de notre métier se consume inlassablement

 

La machine judiciaire s'asphyxie ! Faute d’aménagements et de peines alternatives insuffisantes

Une absurdité systémique

Si les hôpitaux fonctionnaient comme nos prisons, chaque citoyen consultant un médecin serait immédiatement hospitalisé ! : le système de santé aurait explosé en quelques mois.

C’est pourtant le sort de nos maisons d’arrêt, censées accueillir les profils les plus dangereux, mais utilisées aujourd'hui comme de simples déversoirs !

 

LA SOLUTION IMMÉDIATE ET URGENTE

On ne réglera pas cette crise avec de nouvelles prisons trop coûteuses et trop longues à construire.

Halte aux fausses pistes : Plus de places ne veut pas dire plus de jugements ! Les QSL et CSL actuels ne sont même pas remplis. Arrêtons de courir après de fausses solutions en multipliant des structures de semi-liberté sous-utilisées !

L'action concrète : les quartiers sortants !

Il faut utiliser des prisons modulaires pour accueillir les courtes et fin de peines, notamment à 2 ou 3 mois de la libération, pour des profils adaptés placés en quartiers sortants (une affectation qui relève directement de l'administration et non du JAP).

ZÉRO SÉCURITÉ, ZÉRO RÉINSERTION : IL EST TEMPS D'AGIR !

 

 

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