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 LA CFDT INTERCO PENITENTIAIRE DOIT DEVENIR GRACE A VOUS UN ACTEUR INCONTOURNABLE ET RECONNU AU SEIN DE NOTRE ADMINISTRATION 

 

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12 août 2026

Permissions de sortie en QLCO : la CFDT Pénitentiaire s'interroge sur la cohérence des mesures de sécurité


Sans remettre en cause l'indépendance de la justice, la CFDT Pénitentiaire tient à exprimer sa vive préoccupation suite à la récente permission de sortie accordée à un détenu incarcéré au quartier de lutte contre la criminalité organisée du centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe.
L’intéressé présenté comme lié à la Mocro Maffia et condamné à huit ans d'emprisonnement pour des faits de trafic de stupéfiants en bande organisée, a bénéficié d'une autorisation de sortie pour le week-end afin de se rendre à Mulhouse.
Ce qui suscite l'émoi et l'incompréhension des professionnels sur le terrain réside dans plusieurs éléments factuels :

Un avis défavorable unanime : Cette décision a été prononcée par le juge de l'application des peines de la JIRS de Rennes contre l'avis du parquet local et de l'administration pénitentiaire.

Un profil de haute dangerosité : Le placement en QLCO est, par définition, réservé aux individus présentant un degré élevé de dangerosité et impliqués dans la criminalité organisée d'envergure. Ces établissements répondent à une logique stricte de protection de la société et du personnel pénitentiaire

Une contradiction institutionnelle : L'octroi d'une telle mesure à un profil sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français fragilise la perception des efforts de sécurité menés au quotidien par les agents.

Un précédent préoccupant : C'est la deuxième fois qu'une telle situation se produit pour un occupant de QLCO, après un cas similaire survenu en novembre 2025 à Vendin-le-Vieil. Ces décisions en cascade sèment le doute au sein des personnels pénitentiaires

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12 août 2026

SURPOPULATION CARCÉRALE : LA LIGNE ROUGE EST FRANCHIE !

 

Le dernier bilan est tombé : la France et ses prisons s'enfoncent dans une crise sans précédent.

89 446 personnes détenues au 1er juillet 2026

  • 63 289 places opérationnelles
  • 141,3 % de taux d’occupation global et + 200% dans certaines maisons d'arrêt !
  • 7 890 matelas au sol (+ 35,4 % en un an)

Derrière ces chiffres inédits se cache une réalité insupportable pour les personnels comme pour les détenus. Le projet de loi SURE et son article 7 ne sont qu'un pansement sur une jambe de bois, se limitant à masquer la misère des matelas au sol.

Sécurité bradée : un système au bord de la rupture

Comment les personnels peuvent-ils accomplir les gestes élémentaires de sécurité dans une cellule prévue pour un détenu mais occupée par trois ?

C’est l’analogue d’un bus de 52 places dans lequel 104 personnes s'entassent

Plus le nombre de détenus par agent augmente, plus la sécurité de tous s'effondre.

Missions dénaturées et perte d'attractivité

Entassés 21h00 sur 24 à trois dans des espaces exigus, la tension est permanente (télévision, réchaud, hygiène, tabac…).

  • Le résultat ? Les surveillants ne peuvent plus exercer leur cœur de métier : l'observation et la surveillance.
  • Réduits à un rôle d'extincteurs de feux et de gestionnaires de conflits, l'attractivité de notre métier se consume inlassablement

 

La machine judiciaire s'asphyxie ! Faute d’aménagements et de peines alternatives insuffisantes

Une absurdité systémique

Si les hôpitaux fonctionnaient comme nos prisons, chaque citoyen consultant un médecin serait immédiatement hospitalisé ! : le système de santé aurait explosé en quelques mois.

C’est pourtant le sort de nos maisons d’arrêt, censées accueillir les profils les plus dangereux, mais utilisées aujourd'hui comme de simples déversoirs !

 

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12 août 2026

SOLIDARITÉ PERSONNELS PÉNITENTIAIRES Face aux incendies, la CFDT Pénitentiaire à vos côtés !

 

Les incendies dramatiques qui ravagent actuellement le Sud de la France, et tout particulièrement les Landes et la région bordelaise, impactent durement nos territoires, nos habitats et nos vies.

Dans cette épreuve, de nombreux personnels pénitentiaires se retrouvent confrontés à une double peine : gérer des situations personnelles et familiales extrêmement difficiles (évacuations, protection des proches, biens menacés) tout en devant maintenir l'engagement professionnel et assurer la continuité du service public au sein des détentions.

La CFDT Pénitentiaire vous soutient inconditionnellement

 

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12 août 2026

NOUVELLE CARTOGRAPHIE DE L'IFO : LES RESPONSABILITÉS DOIVENT ÊTRE RECONNUES, PAS BRADÉES !


Une évolution positive sur le papier...
A la suite de la diffusion de la nouvelle cartographie de l’Indemnité de Fonction et d’Objectifs (IFO) pour 2026. Le Syndicat Interco CFDT Pénitentiaire salue une avancée attendue : la création des postes de Chefs d’Unité d’Investigation (UIA) au sein du SNRP. Reconnaître la spécificité et l'importance de ces fonctions sur le terrain est une excellente chose.
...Mais une réalité de terrain décevante !
Dans les faits, cette évolution se traduit par une augmentation substantielle des responsabilités pour les nouveaux chefs d’unité :

Double charge : Gestion simultanée de deux sections

Encadrement renforcé : Doublement du nombre d’analystes à manager

Sujétions accrues : Une charge de travail et des contraintes d'une intensité inédite
Face à un tel accroissement des exigences, la logique administrative élémentaire voudrait que la reconnaissance indemnitaire suive.
Pourtant, le compte n'y est pas
L'incohérence de l'IFO : Un paradoxe inacceptable !
Comment l'administration peut-elle justifier qu’un supérieur hiérarchique perçoive une IFO inférieure à celle de ses subordonnés ?
Le saviez-vous ? Aujourd'hui, un Chef d’UIA comme un chef d’Etat-Major en CIRP perçoivent une IFO inférieure à celle des DIRP (Délégués Interrégionaux au Renseignement Pénitentiaire) qu’ils managent pourtant directement !
Une injustice qui bafoue les textes réglementaires
Cette situation absurde contrevient directement aux principes de l'article 4 du décret N° 2007-930 dispose pourtant très clairement :
« Le montant de l'IFO doit tenir compte du niveau de responsabilité, de l'expertise et des sujétions de l'agent. »
Créer un poste de Chef d'UIA à responsabilités supérieures alors que le socle même de sa rémunération ne reflète pas son niveau d'expertise réel est un non-sens absolu.

La CFDT Interco Pénitentiaire exige la cohérence et le respect !
Par ailleurs, la CFDT Interco Pénitentiaire revendique que les officiers restés en catégorie B perçoivent une IFO identique à celle de Capitaine de Classe Normale pour les Lieutenants-Capitaines et une IFO identique à celle de Capitaine de Classe Supérieure pour les Commandants de catégorie « B ».
Qu'un officier soit resté en catégorie B ou qu'il soit passé en catégorie A, le travail est strictement le même, tout comme les objectifs à atteindre et le niveau de responsabilité assumé. À fonctions égales, reconnaissance égale ! L'indemnité d'IFO doit correspondre aux missions réelles de l'agent, sans distinction de catégorie. La CFDT Interco Pénitentiaire restera mobilisée pour que chaque officier soit respecté et rémunéré à la juste valeur de son engagement quotidien.

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12 août 2026

Lettre ouverte au Ministre de la Justice Monsieur le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice,


En référence à votre lettre en date du 16 juillet 2026, la CFDT Interco pénitentiaire se félicite de la notification, par le Ministre des comptes publics, d’un budget prévisionnel 2027 à la hausse pour le Ministère de la Justice.
Si le chiffre de 11 milliards d’euros constitue une augmentation de 460 millions d’euros au regard du précédent budget, il correspond toujours à la moitié du budget que consacre l’Allemagne pour sa justice !!! (20 milliards)


La justice française rattrape un retard accumulé durant des décennies par notre pays et la remise à niveau doit continuer et s’intensifier. Néanmoins, si certaines mesures vont dans le bon sens, les 680 ETP annoncés pour l’administration pénitentiaire restent nettement insuffisants. Loin de constituer de véritables créations d’emplois, ils représentent le strict minimum indispensable pour éviter l'effondrement d'un secteur déjà asphyxié par la surpopulation carcérale, la surcharge de travail chronique et le manque de reconnaissance envers ses agents. Comment pourrait-on croire que ce budget améliorera la situation des agents sur le terrain lorsqu’aucun mot, dans votre lettre, ne fait référence à la filière Insertion et Probation ?

Aucun renfort de CPIP car les créations de postes sont la résultante de nouvelles fonctions pré sentencielles en juridiction (expérimentation ESR) ;

Aucune certitude d’amélioration statutaire des cadres Directeurs dans les SPIP ;

Décrochage statutaire et indiciaire marqué de la grille des CPIP en comparaison avec leurs collègues de la filière des greffes. Pourtant, un parallélisme historique existait entre nos filières, notamment au travers du corps intermédiaire des CSIP (Chefs de Service d'Insertion et de Probation), qui garantissait une grille de carrière plus évolutive et attractive. Il est impératif de rétablir des perspectives d'avancement réelles et cohérentes.
Monsieur le Ministre, auriez-vous oublié l’insertion et la probation : ces professionnels qui sont pourtant, l’une des solutions à la surpopulation carcérale et les garants de l’efficacité de la peine ?
Comment expliquer que les CPIP, qui exercent dans des conditions d’insécurité régulières en SPIP, lors des « permanences délocalisées » ou lors de visites à domicile auprès de personnes constituant le même public qu’en détention n’aient toujours pas accès au 1/5ème ou soient encore soumis à une PSS de seulement 22% ?

Vous serait-il possible, Monsieur le Ministre, de bien vouloir expliquer aux collègues
du SPIP de Martinique, qui se sont fait poursuivre dans leurs locaux par un individu
armé d’une machette, qu’ils sont moins exposés au danger que les personnels des FSI
ou les personnels de surveillance ?
Lors des EGIP, vous aviez vous-même souligné la nécessité d’imposer un
contrôle accru par le SPIP. Ce contrôle est assuré au quotidien par les CPIP, qui prennent
des risques réels, notamment lorsqu’ils sollicitent des révocations de mesures. La prise
en compte de ces risques ne peut plus se contenter d’une reconnaissance au rabais. Il
est regrettable de constater l'absence totale des CPIP dans votre courrier du 16 juillet ou
lors de la cérémonie d’installation du nouveau DGAP ou le SPIP n’a quasiment jamais
été mentionné. Ces personnels ne semblent redevenir visibles aux yeux des plus hauts
responsables de l’État que lorsqu’un fait divers survient et qu'il s'agit de désigner un
coupable.



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17 juil. 2026

Agression au SPIP de Fort-de-France : la sécurité des CPIP n'est plus négociable !

 

C'est avec une profonde consternation   que la CFDT Pénitentiaire a appris l'agression d'agents du Service pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP) de Fort-de-France, victimes d'une attaque à l'arme blanche perpétrée au sein même de leur lieu de travail.

Nous apportons notre soutien total et notre entière solidarité aux collègues directement confrontés à cette violence inqualifiable, ainsi qu'à l'ensemble des personnels du SPIP de Martinique profondément marqués par cet événement.

Si, fort heureusement, aucune victime n'est à déplorer, chacun mesure aujourd'hui que l'issue aurait pu être dramatique. Cette agression rappelle avec force que les personnels des SPIP, et plus particulièrement les Conseillers pénitentiaires d'insertion et de probation (CPIP), sont confrontés à une montée des violences dans l'exercice de leurs missions.

Nous saluons le professionnalisme, le courage et le sang-froid des collègues présents, dont la réaction a permis d'éviter le pire.

Mais cet événement ne peut être considéré comme un fait isolé. Les agressions, les menaces et les comportements violents auxquels sont confrontés les CPIP démontrent que les risques ne se limitent pas aux seuls locaux des SPIP. Chaque jour, les agents interviennent également à l'extérieur, dans le cadre d'enquêtes sociales, de visites à domicile, de contrôles ou d'autres missions en milieu ouvert, souvent seuls et sans protection immédiate.

La CFDT Pénitentiaire exige que la sécurité des CPIP devienne une priorité institutionnelle.

Il est désormais indispensable de revoir les modalités d'exercice de toutes les missions  afin qu'aucun agent ne soit exposé seul à des situations potentiellement dangereuses.

 

 

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10 juil. 2026

NOUVEAU DGAP : L'ADMINISTRATION PÉNITENTIAIRE N'A PLUS LE TEMPS D'ATTENDRE

 

L'installation récente du nouveau directeur général de l'administration pénitentiaire intervient alors que notre institution traverse une crise profonde et durable.

La réalité du terrain est brutale : nos prisons débordent et les personnels tiennent à bout de bras une administration sous tension permanente.

Surpopulation carcérale historique, matelas au sol, violences, effectifs en tension : les difficultés s'accumulent tandis que les missions se complexifient. Criminalité organisée, renseignement, radicalisation, cybercriminalité, troubles psychiatriques et lutte contre la pédocriminalité imposent aujourd'hui de repenser profondément notre administration.

Le garde des Sceaux affiche une feuille de route dense : sécurisation des établissements, future police pénitentiaire, quartiers de haute sécurité, renforcement de la formation, recrutements et création de nouvelles places.

Les annonces sont là. Les personnels attendent désormais les moyens, le calendrier et des résultats.

    CONSTRUIRE NE SUFFIRA PAS : IL FAUT ANTICIPER ET RÉGULER

Des établissements sont en construction, de nouvelles places sont programmées et des solutions modulaires doivent rapidement augmenter les capacités d'accueil.

Ces réponses ne sont pas suffisantes. Mais pendant que nous construisons, la population carcérale continue d'augmenter.

À ce rythme, chaque nouvelle place risque d'être occupée avant même d'avoir desserré durablement l'étau de la surpopulation.

La CFDT Pénitentiaire assume donc de poser clairement la question d'une véritable régulation carcérale.

Réguler ne signifie pas ouvrir les portes des prisons. Réguler, c'est arrêter d'attendre que les coursives débordent et que les matelas soient au sol pour agir.

Nous proposons la création, dans chaque territoire, d'un mécanisme permanent d'alerte et de régulation carcérale associant l'autorité judiciaire, l'administration pénitentiaire et les SPIP.

Lorsque des seuils de tension clairement définis sont atteints, une cellule territoriale doit pouvoir se réunir automatiquement afin d'anticiper les sorties programmées, d'accélérer l'examen des situations juridiquement éligibles à un aménagement de peine et de mobiliser efficacement les dispositifs existants, sous le contrôle de l'autorité judiciaire.

La CFDT Pénitentiaire propose également un indicateur national de tension carcérale intégrant le taux d'occupation, les matelas au sol, les effectifs réellement disponibles, le niveau de violence, les capacités des SPIP et la situation sanitaire et psychiatrique des personnes détenues.

Une prison ne devient pas ingérable à partir d'un simple pourcentage. Elle le devient lorsque tous les voyants passent au rouge et que les personnels restent seuls pour en gérer les conséquences.

La politique pénale doit également intégrer la réalité carcérale. Toute évolution législative susceptible d'augmenter significativement le nombre d'incarcérations doit être accompagnée d'une évaluation de son impact sur les capacités pénitentiaires, les effectifs et les moyens.

On ne peut pas décider en amont et demander ensuite aux personnels pénitentiaires d'absorber seuls les conséquences en aval.

SANTE MENTALE : LA PRISON NE PEUT PLUS PALLIER LES INSUFFISANCES DU SYSTÈME DE SOINS

Les personnels sont quotidiennement confrontés à des personnes souffrant de troubles psychiques parfois extrêmement lourds.

Les structures spécialisées, les équipes de soins et les capacités d'hospitalisation adaptées doivent être renforcées.

Un personnel pénitentiaire, quelle que soit sa formation, ne remplacera jamais un professionnel de santé.

FORMER PLUS, MAIS SURTOUT FORMER AUTREMENT ET FORMER MIEUX !

Le renforcement des capacités de formation est aujourd'hui indispensable. Quelle que soit l'organisation qui sera retenue demain, elle devra garantir avant tout la qualité de la formation et des conditions d'apprentissage à la hauteur des missions exercées.

Une meilleure répartition territoriale des capacités de formation constitue également un véritable enjeu d'attractivité et d'accessibilité, notamment pour ceux que l'éloignement d'Agen et les contraintes de mobilité peuvent aujourd'hui freiner.

Former davantage, oui. Mais jamais au détriment des élèves et de la qualité de leur formation.

POLICE PÉNITENTIAIRE : UN NOM NE FAIT PAS UNE POLICE

La future police pénitentiaire ne peut se limiter à un changement d'appellation. Elle doit reposer sur un statut clairement défini, des missions identifiées, une doctrine d'emploi, une formation spécialisée et de véritables moyens opérationnels. Les personnels exercent déjà des missions de sécurité, d'intervention, de renseignement et de lutte contre les trafics.

La reconnaissance doit être à la hauteur des responsabilités exercées.

RECRUTER NE SUFFIT PLUS. IL FAUT FIDÉLISER

Remplir les écoles ne suffira pas si les personnels quittent rapidement l'administration.

Le véritable défi est désormais de donner envie de rester.

Conditions de travail, reconnaissance des métiers, rémunération, perspectives de carrière, protection des agents, logement dans les territoires en tension et organisation du travail : la fidélisation doit devenir une priorité nationale.

 

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09 juil. 2026

ELECTIONS PROFESSIONNELLES 2026 : ÊTES-VOUS PRÊTS À VOTER ?

 

Les élections professionnelles se dérouleront du 3 au 10 décembre 2026.

Ce rendez-vous majeur de la vie professionnelle se prépare dès maintenant.

Pour garantir le bon déroulement des opérations électorales, il est indispensable que les données enregistrées dans votre espace SIRH ministériel soient exactes et à jour

JE VÉRIFIE Lire la suite +

09 juil. 2026

STOP À LA VIOLENCE ! Nouvelle agression au couteau au CP Perpignan !

 

 

Ce mardi 7 juillet 2026, au centre pénitentiaire de Perpignan, au moment du repas du soir, un détenu, armé d'un couteau, a menacé plusieurs surveillants parce qu'il voulait "planter" un autre détenu.

 L'intervention rapide des personnels a permis de maîtriser l'individu. Au cours de cette intervention, malgré ses équipements de protection, l'un de nos collègues surveillants a reçu plusieurs coups de couteau au visage.

 Cette agression est intolérable. Rien ne peut justifier qu'un agent risque sa vie dans l'exercice de ses missions.

 

 

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28 mai 2026

NOMINATION NOUVEAU DIRECTEUR DGAP

 

 

La CFDT Pénitentiaire adresse ses sincères félicitations à Monsieur Pascal Courtade pour sa nomination, ce mercredi 27 mai 2026 en Conseil des ministres, aux fonctions de directeur général de l’administration pénitentiaire.

Nous lui souhaitons la bienvenue dans ses nouvelles fonctions et pleine réussite dans l’exercice de cette mission essentielle au service de l’administration pénitentiaire et de ses personnels.

 

 

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18 mai 2026

SURPOPULATION CARCÉRALE : UN SYSTÈME ABSURDE, DES AGENTS AU BORD DE LA RUPTURE !

 

La situation dans nos établissements pénitentiaires n’est plus seulement critique : elle est devenue explosive et structurellement intenable.

Chaque semaine, les chiffres tombent comme des couperets, brisant les records précédents. Aujourd’hui, les prisons françaises comptent 88 000 personnes détenues pour seulement 63 000 places. Ce record historique se traduit par une densité carcérale moyenne de 139 %, bondissant à plus de 200 % dans certaines maisons d'arrêt comme Limoges, Auxerre, Tours ou Amiens. Plus alarmant encore : 7 500 détenus dorment aujourd’hui sur des matelas au sol.

Pendant ce temps, chez nos voisins allemands, le taux d'occupation stagne à 80 %. Pourquoi ? Parce que la prison y est une exception, pas un réflexe. En France, nous marchons sur la tête.

L’administration pénitentiaire souffre : le personnel en première ligne

 

Pour les personnels de surveillance, la réalité quotidienne est devenue un enfer de gestion de crise permanente.

  • Sécurité bradée : Comment mener des fouilles efficaces et fructueuses dans une cellule initialement prévue pour une personne, mais occupée depuis des mois par trois détenus ? C’est l’analogue d’un bus de 52 places dans lequel 104 personnes ont pris place : est-ce que ce bus est en sécurité ? Pour les établissements pénitentiaires, plus le nombre de détenus par agent augmente, plus la sécurité de tous s'effondre.
  • Missions dénaturées et perte d'attractivité : Entassés 21 heures sur 24 à trois dans des espaces exigus, les détenus vivent dans une tension permanente où tout devient source de conflit (télévision, réchaud, hygiène, tabac). Les surveillants ne peuvent plus exercer leur cœur de métier : l'observation et la surveillance. Ils sont réduits à un rôle d'extincteurs de tensions et de gestionnaires de conflits quotidiens. Cet appauvrissement de la fonction détruit l'attractivité de notre métier.
  • Les causes d'un naufrage : l'illusion populiste et le refus de voir la réalité

Contrairement aux idées reçues, la crise de notre système carcéral découle essentiellement d’un ciblage perfectible de la réponse pénale. Le véritable enjeu est de se demander qui l’on envoie en prison. En incarcérant de manière indifférenciée, le système sature les cellules au détriment d'une fermeté absolue et durable qui devrait être prioritairement réservée aux individus présentant une dangerosité endogène et aux auteurs d'atteintes aux personnes.

Il devient donc indispensable de différencier la nature des délits afin de n'incarcérer que les profils qui le nécessitent réellement.

Faute d'une telle rationalisation, et face à un taux insuffisant de peines alternatives ou à une trop faible saisine de la Libération Sous Contrainte, la machine judiciaire s'asphyxie. S'y ajoute une gestion immobilière catastrophique qui nous oblige à maintenir 108 établissements construits avant 1912... Le résultat est là :

 

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18 mai 2026

ADMINISTRATION PENITENTIAIRE : UNE INSTITUTION A BOUT DE SOUFLE


L’administration pénitentiaire traverse aujourd’hui une crise majeure qui ne peut plus être
ignorée.
Surpopulation carcérale record, établissements parfois vétustes et inadaptés, manque chronique de personnels, explosion des charges de travail, multiplication des heures supplémentaires non rémunérées : les agents pénitentiaires sont désormais confrontés à des conditions de travail devenues insoutenables.
Chaque jour, les personnels assurent leurs missions avec professionnalisme et engagement malgré des effectifs insuffisants et une pression opérationnelle constante. Cette situation met en danger non seulement la santé physique et psychologique des agents, mais également le bon fonctionnement du service public pénitentiaire et la sécurité des établissements.
Le recours systématique aux heures supplémentaires est devenu la seule variable d’ajustement d’une administration en sous-effectif permanent. Des milliers d’heures sont aujourd’hui accumulées sur les compteurs des personnels, parfois depuis plusieurs années, sans paiement ni réelle perspective d’apurement.
Les agents ne peuvent plus continuer de travailler à crédit.
Cette situation est le symptôme d’un problème structurel profond :
-l’absence de recrutements suffisants ;
-une politique pénale qui aggrave la surpopulation carcérale ;
-des infrastructures parfois vétustes et inadaptées ;
-une absence de reconnaissance concrète de l’engagement des personnels.
Si la volonté d’améliorer la situation semble affichée, chacun sait également qu’aucune réforme
sérieuse ne pourra produire d’effets sans moyens humains, matériels et budgétaires adaptés. Les personnels de terrain ne demandent pas des promesses, mais des actes concrets et réalistes.
Nous sommes pleinement conscients que toutes les réponses ne pourront être déployées du jour au lendemain. Toutefois, il est indispensable d’engager dès maintenant une trajectoire claire, cohérente et crédible afin d’éviter une aggravation continue des conditions de travail et des difficultés rencontrées dans les établissements pénitentiaires.


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15 mai 2026

INCARVILLE DEUX ANS APRES CEREMONIE D HOMMAGE

 

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13 mai 2026

14 mai 2026 – NE JAMAIS OUBLIER

 

Deux ans après l’attaque tragique survenue au péage d’Incarville, nos pensées restent profondément tournées vers les familles, les proches, les collègues et l’ensemble des personnels touchés par ce drame.

Le 14 mai 2024, deux agents du pôle de rattachement des extractions judiciaires (PREJ) de Caen perdaient la vie dans l’exercice de leurs fonctions, tandis que plusieurs autres étaient grièvement blessés. Cette attaque a bouleversé durablement toute la communauté pénitentiaire et marqué notre institution dans sa chair.

 

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29 avril 2026

CPIP : FAISONS ENTENDRE LA RÉALITÉ DE NOS MISSIONS !


Dans la continuité de notre précédente diffusion appelant à la mobilisation dans les SPIP le 27 avril 2026, la CFDT Pénitentiaire qui a appelé l’ensemble des personnels des SPIP à participer massivement aux Assemblées Générales organisées dans tous les services, aux côtés des autres organisations syndicales et des personnels non syndiqués, reste plus que jamais aux cotés des CPIP .
L’Objectif : faire remonter la réalité concrète de nos conditions de travail.
Aujourd’hui, il est indispensable de chiffrer précisément le temps réel que nous pouvons consacrer à chaque PPSMJ.
Pour cela, nous vous invitons à effectuer un calcul simple : Sur une base mensuelle de 144 heures de travail, déduisez :

Le temps consacré aux commissions (CPU, CAP, etc.)

Les permanences

Les réunions de service et réunions diverses

Les temps de représentation

Les missions spécifiques (CLI, assistant de prévention, autres fonctions)


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